L’effet de la lumière sur l’être humain

Pendant des milliers d’années, l’être humain a utilisé le soleil comme source lumineuse primaire. Il a influencé notre rythme quotidien puisque nous sommes actifs lors de la période lumineuse de la journée et nous nous reposons lors de la période d’obscurité.

La rétine comporte trois types de récepteurs : les cônes, les bâtonnets et un « troisième récepteur » découvert en 2002. Ce troisième récepteur communique directement avec la partie du cerveau qui commande notre rythme diurne et notre horloge biologique. Cette découverte a enfin permis d’établir une connexion entre le confort de l’être-humain et l’accès à la lumière. Ce récepteur a un effet sur la sécrétion de l’hormone du sommeil, la mélatonine, et de l’hormone du stress, le cortisol.


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Le manque de lumière a un effet négatif sur nous

La production de mélatonine augmente lorsque le niveau de lumière est faible et dans l’obscurité (la nuit), alors que la production de cortisol augmente lorsque le niveau de lumière est élevé (le jour). Une quantité trop faible de lumière peut entraîner une légère déprime, notamment pendant la période hivernale (TAS - Trouble Affectif Saisonnier). Dans le secteur médical, la luminothérapie est employée depuis longtemps pour réduire les effets de la dépression liée à la saison.

Aujourd’hui, 60 % de la population active suédoise travaillent en intérieur, dans un espace de type bureau, pendant au moins 25 % du temps de travail, éclairé par une lumière artificielle. Les personnes qui travaillent dans le domaine médical et de la santé ou dans le milieu scolaire passent également la majeure partie de leur temps de travail à l’intérieur. Il est essentiel de prendre en compte le besoin d’une lumière adaptée, tant pour les employés que pour les clients/patients/élèves présents dans ces environnements, au moment de la planification de l’éclairage.